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- RÉSIDENCES | juliesiboni
En 2023/2024, j'ai participé à deux résidences dans le département de l'Allier : une préfiguration de CTEAC en Pays de Tronçais et une résidence de territoire pluridisciplinaire sur la communauté de communes Saint-Pourçain-Sioule-Limagne. L'année a donc été rythmée par de nombreux ateliers de médiation dans les écoles, des rencontres avec les habitant·es lors de temps de restitution multiformes, de longs entretiens dans les EHPAD... en parallèle d'un travail artistique personnel - en solitaire ou en équipe selon les projets, avec ma caméra et mon appareil photo. Découvrez les présentations de ces résidences et une partie du résultat final : le projet littéraire et cinématographique le Nouveau Légendaire de Tronçais et le projet pluridisciplinaire "En surimpression" . En 2025, c'est grâce au PETR du Pays de la Vallée de Montluçon et du Cher que j'ai pu de nouveau travailler avec Anne Fontaimpe sur le paysage industriel des Communautés de Communes de Montluçon et de Commentry-Néris-Montmarault. Nous avons animé pendant plusieurs mois des ateliers autour de l'image pour créer un "Imagier du paysage" qui a pris des formes diverses en fonction des structures et des participant·es : leporello, photographies tramées, encres végétales, dessins, posters, photographies... Les différentes créations ont été exposées les 28 et 29 juin 2025 à la salle du Temps Libre de Bézenet. Une deuxième exposition plus complète et plus personnelle a eu lieu les 20 et 21 septembre 2025 à la Charité de Lavault Sainte-Anne pendant les Journées du Patrimoine. Retrouvez plus d'informations dans l'onglet dédié.
- DOCUMENTAIRES | juliesiboni
C'est quoi être autrice de documentaire ? Pour l'expliquer, voici un texte que j'avais écrit pour intégrer la formation en réalisation des Ateliers Varan. "C’est étrange. En imaginant comment me présenter à vous, je crois avoir retrouvé ce qui m’a fait devenir une « filmeuse ». Des souvenirs enfouis, des sentiments que j’avais oubliés. J’avais toujours voulu être vétérinaire car mon grand-père, mon héros, l’était. Donc, jusqu’à16 ans et mes premières très mauvaises notes en matières scientifiques, je n’ai cessé de dire que je voulais suivre cette voie. Je croyais que mon attirance pour le cinéma datait seulement du lycée quand j’ai dû me réorienter – celle pour le documentaire daterait alors de beaucoup plus tard, de l’université. Mais en fait, c’est une erreur. Mon approche de l’image, mon désir de filmer les gens, les lieux, les mouvements, remonte à mon enfance. Et il se pourrait bien que je le doive à mon père. Mon père a toujours filmé les vacances avec une caméra tout à fait convenable pour un amateur. Chaque cassette comprenait ces quelques secondes de filmage des pieds de mon père, des trottoirs de toute l’Europe avec leurs mégots et leurs chewing-gums incrustés. Systématiquement, on entendait mon père dire « l’objectif est sale ». Il ne l’a jamais nettoyé. Vers 5 ou 6 ans, mes parents ont commencé à m’acheter des appareils photos et des caméras. Je me souviens de la caméra achetée à Venise – je devais avoir 7 ans. Elle était rose et vert fluo. Elle me permettait de voir les plus belles vues touristiques de la ville. Le plus dur, c’était de suivre mon père qui filmait, tout en essayant de filmer avec ma caméra en plastique sans tomber dans un canal. Un peu plus tard, peut-être vers 10 ou 11 ans (il me semble que je n’étais pas encore au collège), nous avons fait un grand voyage en Espagne. Je crois que c’est au cours de ces 3 semaines que j’ai filmé « pour de vrai » pour la première fois. Tout me paraissait si beau. L’Alhambra surtout. J’ai senti tout le pouvoir que je détenais entre mes mains. Je pouvais montrer la beauté des lieux, la magnifier. Et tous ces souvenirs que j’allais fabriquer ! Des gros plans sur les visages de mes parents et de ma sœur. Et chercher les cadres. Et cette lumière, là, dans le patio. Au retour, nous avons, comme tous les ans, visionné les vidéos après les habituelles disputes pour se rappeler comment brancher les câbles sur la télévision. Et là, ma mère a prononcé cette phrase que je n’ai jamais oubliée : « on sent que tu aimes les gens quand tu les filmes ». Ce n’est pas grand chose, une petite phrase sans conséquence. À l’époque. À partir de là, j’ai filmé sans relâche. J’ai découvert le documentaire à l’université, où je suis arrivée avec une culture quasi nulle en cinéma. Ça a été une révélation. J’ai travaillé pour un festival de documentaires courts à Lyon, j’ai fréquenté le FID, j’ai rencontré des réalisateurs comme Alain Cavalier. On peut donc être un filmeur ? On peut filmer des petites choses, des petits gestes, des petites gens ? On a le pouvoir de leur donner cette beauté, cette importance, cette consistance ? Je suis une humaniste et le documentaire m’est apparu comme le moyen de l’exprimer." Découvrez mes projets documentaires : Le légendaire de Tronçais Malo & les étincelles Paméla Point de fuite
